Rapport sur la sixième séance plénière sous le thème : la formation en droits de l’homme au Maroc

UDS, LARACHE SEPTEMBRE 2014,

Rapport sur la sixième séance plénière sous le thème : la formation en droits de l’homme au Maroc

Abderrahmane  MOULINE

Intervenants:

Mohammed Naimi, Chercheur au Cerss,

El Habib Belkouch, Président du Centre d’Etudes en Droits Humains et Démocratie,

Mohamed Gouara,  Inspecteur de philosophie,

Aarab Issiali, Directeur de l’ISIC, Chercheur au CERSS,

Mohamed Bouguidou,  responsable à l’Agence de lutte contre l’analphabétisme,

Abdelaali Maalmi, ancien responsable de la commission de révision des programmes,

Mohamed El Aziz, Amnesty International Maroc,

 

Modérateur:

Abdelmajid Aboughazi, Professeur, Université de Marrakech

1/Intervention de M.Naimi Mohamed:

L’intervention de M.Naimi a pour objet la présentation du rapport d’étude réalisée par une équipe de chercheurs du CERSS sur la situation de la formation en droits de l’Homme et en démocratie participative au Maroc.

Il s’agit surtout d’une recherche action auprès de personnes ressources et des acteurs de la société civile notamment dans le domaine des droits de l’Homme et du développement social à travers des entretiens semi-directifs.

L’étude entre dans le cadre d’un projet de partenariat entre la Délégation Interministérielle aux Droits de l'Homme  d’une part et le CERSS d’autre part.

Ainsi les résultats préliminaires  de cette étude font ressortir les deux points suivants:

1/La situation de la  formation dans le domaine des droits de l’Homme, notamment politiques et civiques est plutôt moyenne ou assez bonne. Cette formation est  basée sur des bénévoles et des  volontaires et peu d’experts. C’est souvent  une auto-formation assurée par des membres d’associations ou des membres d’autres associations dans un cadre de réciprocité.

Par ailleurs les compétences objets de ces formations sont principalement, le plaidoyer, la rédaction des rapports et la médiation.

La durée de ces formations se situe entre une journée et trois et elles se déroulent dans la majorité des cas soit dans les locaux des associations, soit dans des espaces privés.

2/L’absence quasi-totale de la formation en démocratie participative.

Enfin, pour la question des besoins en formation, on peut dire qu’il y’a  d’énormesbesoins en matière de formation en  démocratie participative, d’importants besoins en formation en droits économiques et socioculturels(DESC) et environnementaux  notamment de la part des associations œuvrant dans le domaine dudéveloppement social et  une demande d’efforts soutenus  de formation en droits de l’Homme politiques et civiques.

2/Intervention de M. Mohamed Gouara :

L’intervention de M. Mohamed Gouara est orientée vers la problématique de la formation en droits de l’Homme dans le but  de l’activation de ces droits, notamment le droit au développement.

Au Maroc, on assiste depuis au moins la deuxième moitié des années 1990, et surtout à partir de 2002  à des expériences intéressantes dans le domaine de la formation en droits de l’Homme dans le but  de  l’acquisition par les bénéficiaires d’un certain nombre de compétences.

Néanmoins, il semble que le moment est venu pour la capitalisation et la systématisation de ces expériences  de formation pour arriver à ce qu’on peut appeler l’atteinte de principes et de comportements en matière de droits de l’Homme et de démocratie participative de manièrespontanée. Et ceci ne pourrait semble –t-il se réaliser que grâce entre autres à une pédagogie qui prend en considération le changement social, intègre le  management des projets sociaux et qui instaure un équilibre, une harmonie et une synergie   entre les compétences théoriques  à acquérir et celles pratiques.

Le volet théorique comprend entre autres les définitions et les délimitations des concepts de développement, des droits de l’Homme toutes générations confondues  dont le droit au développent, la négociation sur le droit au développement et son activation, la participation etc, et  ce de manière générale et/ou fragmentée.

Le volet pratique enveloppe des ateliers sur la planification stratégique, le cadre juridique et financier des associations, la construction des projets selon la logique des étapes, l’amélioration des capacités et des compétences selon les approches (organisationnelle, systémique, institutionnelle et participative), les principes de gouvernance, le partenariat, les approches de développement dont l’approche genre, les différents types de participation etc.

3/Intervention de M.El Habib Belkouch :

M.El Habib Belkouch a axé son intervention sur son expérience personnelle en matière de formation en droits de l’Homme  qui a commencé depuis le début des années 1990 affirme-t-il.

D’abord, il a signalé que la formation en droits de l’Homme nécessite en  premier lieu un contexte politique favorable et une dynamique de la part des acteurs civils. Par la suite vient la nécessité de l’amélioration et du renforcement des capacités et des compétencesdes formateurs et d’autres bénéficiaires potentiels (étudiants, acteurs associatifs, professionnels, fonctionnaires  etc).

Ensuite, il a souligné que le début de son expérience était avec l’Institut Arabe des Droits de l’Homme(IADH)  crée en 1989 à Tunis à l’initiative de l’Organisation Arabe des Droits de l’Homme (OADH), de l’Union des Avocats Arabes (UAA) et la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme ( LTDH), et ce dans un contexte caractérisé par des mutations politiques profondes, aussi bien au niveau du monde arabe qu’à l’échelle internationale.

Dans le cadre des activités de « IADH », Il a rappelé de la formation des formateurs en droits de l’Homme et des juges réalisée au Maroc  en 1997 et d’une autre formation parallèle en partenariat entre le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère des Droits de l’Homme.

D’autre part, l’intervenant a évoqué le Centre de Documentation, d'Information et de Formation En Droits de l'Homme qui a demandé quatre années de travail et où soixante cycles de formation ont été réalisés dont ont bénéficié plus de deux milles participants et a produit cinquante publications.

En conclusion, la formation  en droits de l’Homme est nécessaire pour leur appropriation. Il n’en reste pas moins qu’au Maroc, on  se trouve toujours dans le début de la formation spécialisée. La formation continue est fortement liée à la nécessité d’une formation de base et le dépassement du simple contenu théorique. Par ailleurs l’entrée au  domaine des droits de l’Homme  et de la formation  en droits de l’Homme devrait être  solide étant donné qu’il s’agit d’un terrain  extrêmement  large, d’où la nécessité de la recherche et de la diligence. Enfin, ce domine  nécessite une stratégie qui reflète la volonté  et l’engagement  l’Etat, qui met les moyens et qui investit dans les compétences nationales et les expertises internationales.

4/Intervention de M. Aarab Issiali :

M.Issiali a axé son intervention sur la relation entre les Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication  et les droits de l’Homme, particulièrement  ce qu’il a appelé le droit au savoir.

Trois points  structurent les propos de l’intervenant .D’abord la question du cadrage et de la délimitation de cette relation, ensuite la relation entre le formel, le non formel et le savoir et enfin la question du numérique et des médias sans oublier le souci de la production du sens de toute cette relation. 

La définition et la délimitation notamment du droit au savoir est importante et il y’a là de la matière étant donnée sa largesse et sa multidimensionnalité. Il semble nécessaire de dépasser toute cristallisation ou figement et par conséquent le droit au savoir est la clé des autres droits et qui  mène à une dimension universelle.

D’autre part, le droit au savoir n’est pas seulement le droit à l’éducation. En effet, d’autres espaces et canaux de réception du savoir sont possibles. Dans le même ordre d’idées et avec l’avancée des droits de l’Homme,  l’intervenant a recommandé de lire ou de relire  «la société sans école » d’Ivan Illich qui a amené une réflexion radicale sur l'échec de l'enseignement à l'école.  Cette dernière, outil d'un Etat,  peut-elle être pensée aujourd'hui autrement .En tout cas, il semble que l’école est insuffisante.

Par ailleurs, concernant la relation entre le formel et le non formel, l’accès au savoir est aussi le rôle des partis politiques, des syndicats, des organisations de la société civile, des réunions et rencontres populaires et c’est aussi l’éducation à domicile.

Ce qui est de la relation entre le droit au savoir au numérique et aux médias, il y’a lieu de signaler le contenu et les canaux .Les outils du numérique et des médias parviennent là où les outils classiques de l’alphabétisation ne sont pas arrivés.

L’accès au droit du savoir est par conséquent aux droits humains par les outils du numérique est un accès gratuit .On parle alors des savoirs ouverts.

5/Intervention de M. Abdelaali Maalmi :

L’intervention d’Abdelaali Maalmi est centrée sur une interaction avec le rapport de l’étude des chercheurs du CERSS, notamment la situation jugée moyenne ou assez bonne  de la formation en droits de l’Homme, le volontariat et le bénévolat dans ce domaine et la place des experts dans cette formation.

L’état des lieux de la formation en droits de l’Homme semble être le résultat de facteurs  structurels  souligne l’intervenant. Par ailleurs, fort est de constater que parmi les principaux acquis dans ce domaine depuis 1994 est le partenariat entre les Ministères de l’éducation nationale et des droits de l’Homme.

Le  bénévolat et le volontariat dans la sphère de la formation en droits de l’Homme au Maroc semble être le produit  du  souffle en plus avec lequel œuvre les associations et les organisations  de droits de l’Homme qui se focalisent  en plus du militantisme et la défense des droits de l’Homme sur la sensibilisation ,la formation, l’éducation et la promotion de la culture des droits de l’Homme.

En tout cas le dossier de la formation et de l’éducation en droits de l’Homme est dynamique et évolutif.

Plusieurs participants ont bénéficié d’une panoplie de formation (cadres de l’Etat, professionnels, acteurs associatifs etc).Néanmoins un intérêt particulier devait être donné aux  critères de l’évaluation axée  sur les résultats.

En effet, malgré les différents projets et programmes de formation et d’éducation, une faiblesse remarquable semble persister dans la réalité tangible et les pratiques sur le terrain, et l’appropriation des droits de l’Homme et de la démocratie apparait dans des cas peu améliorée.

Il en résulte la nécessité de la participation de tous les concernés dans le but de l’avancement de ce domaine avec une logique de professionnalisme.Deux entrés semblent utiles à savoir :

1/Le dépassement de l’abstraction et la corrélation entre l’éducation  et la formation,

2/L’assemblage de la matière pédagogique et cognitif et la formation des acteurs,

 

6/Intervention de M. Mohamed Bouguidou, responsable à l’Agence de lutte contre L’analphabétisme :

L’alphabétisation est inscrite dans le droit à l’éducation et conditionne l’exercice d’autres droits (politiques, civils, culturels, socio professionnels …etc.) souligne l’intervenant.

L’alphabétisation est également  un outil pour le développement Humain et social.

Dans le monde, également au Maroc ;Bien que l’alphabétisation ait été reconnue internationalement comme un droit humain en soi et un instrument primordial pour exercer d’autres droits, les investissements réels mis en place dans ce domaine, ne sont pas à la hauteur de la problématique et les résultats atteints restent très loin des objectifs fixés.

Au Maroc, et selon l’enquête nationale sur l’analphabétisme(ENAM) de 2012 le taux d’analphabétisme parmi la population âgée de 10 ans et plus est de 28%, 20% chez les hommes,37% chez les femmes,42% en milieu rural,19% en milieu urbain, et 55% chez les femmes en milieu rural.

Des efforts ont été déployés sur le plan quantitatif (taux de l’analphabétisation était de 87%en 1960, l’objectif visé par le Gouvernement est de  20%en 2016 et 10% à l’horizon 2020) et qualitatif  à savoir :

-Le renforcement des capacités des intervenants,

-Le suivi et l’évaluation,

-La gouvernance  notamment la mise en place d’une institution dédiée à l’alphabétisation –Agence-etc).

-Les manuels d’alphabétisation avec des Contenus conçus selon une approche andragogique et respectant  celle du genre et de droit  en visant une  éducation : religieuse, civique,  sanitaire, environnementale …. Etc.

-La mise en place d’un programme de post alphabétisation et Promotion de l’insertion des bénéficiaires.

L’alphabétisation doit trouver la place qu’elle mérite dans les différentes politiques de développement sectorielles. Elle dépasse les seuls objectifs de l’apprentissage de l’écriture, la lecture et le calcul pour rejoindre des buts de l’éducation citoyenne, celle  sur les droits de l’homme et l’insertion socioéconomique.

Ainsi, M. Bouguidou a souligné la nécessité de relever entre autres les défis suivants :

-Une plus grande adhésion de certains secteurs clés (collectivités locales, entreprises, départements publiques…etc),

-Un système  de passerelles pour développer l’insertion des bénéficiaires  et la nécessité de la mise en place d’une loi sur l’alphabétisation ;

-La convergence des programmes d’alphabétisation  avec les autres plans de développement sectoriels et de développement local;

-La stabilité du formateur par la mise en place d’un système de  rémunération encourageant et d’un statut professionnel adéquat;

-Un meilleur système de financement;

7/Intervention de M. Mohamed El Aziz, Amnesty international Maroc :

M. Mohamed El Aziz a axé son intervention sur l’expérience d’Amnesty international Marocdans le domaine de l’éducation en droits de l’Homme dans le cadre d’un contexte général national et international qui se préoccupe davantage en tous cas des questions des droits de l’Homme et ce du moins à partir de la deuxièmemoitié  des années 1990.

Dans cette perspective, une stratégie a été adoptée par l’organisation ayant pour objectifs entre autres :

-La création d’un réseau d’éducation en droits de l’Homme,

-La production d’un guide sur l’éducation en droits de l’Homme,

-L’organisation d’activités de sensibilisation et de formation,

-La formation des formateurs au niveau des centres de formation du Ministère de l’Education Nationale,

-La contribution et l’encouragement pour la mise en place d’un plan ou programme  et un comité national de promotion de la culture  et de l’éducation en  droits de l’Homme,

Par ailleurs, l’intervenant a souligné que trois périodes caractérisent le plan d’action et la stratégie  d’Amnesty international Maroc dans le domaine de l’éducation en DH.

Il s’agit d’abord d’une première période (avant 2002) de diagnostic des besoins, de planification et de formulation des stratégies et des programmes, de   sensibilisation et de conscientisation généralesetc.

Ensuite, la deuxième période concerne le projet « action et éducation en droits humains » démarré en 2002 et réparti en deux temps : 2002-2005 et 2006-2009.Ce projet intervient dans la formation et le renforcement des capacités des formateurs notamment des départements  de l’enseignement, de la santé, la délégation pénitentiaire, des organisations de la société civile et autres. Ce projet a permis un partenariat de l’organisation avec le gouvernement et les organisations de la société civile dans le cadre de programmes et de plans d’action, la conception d’un site http://edh.apinc.org , la participation  dans la construction d’une expérience pionnière dans la région et l’achèvement d’une base ou espace citoyen de promotion et de diffusion de la culture des droits de l’Homme.

La troisième période basée sur les réalisations présentés et qui aspire à un avenir meilleur concerne le projet des « écoles amies des droits humains ».Ce projet mondial a pour but de donner aux jeunes les moyens d’agir et d’encourager la participation active de tous les membres de la communauté scolaire afin que les valeurs et les principes des droits humains fassent partie intégrante de tous les domaines clés de la vie scolaire. Sa méthodologie  se base sur une étape d’expérimentation et une autre d’élargissement de son champ d’action. 

 

 

Le débat :

Après avoir écouté les différentes interventions, plusieurs points sont débattus.Il s’agit entre autres :

-La cible de la formation en droits de l’Hommes et en participation. Semble t-il nécessaire de prendre en considération les générations à savoir les jeunes, les moins jeunes et les personnes âgées.

-Les formations existantes sont beaucoup plus centrées sur les Droits politiques et civiques  et peu sur les autres générations de droits à savoir les DESC et le droit à un environnement sein etc.

-La problématique du caractère universel et non aliénable des DH et les spécificités de chaque pays ainsi que la question des réserves sur les accords internationaux,

-Le droit à l’information et sa relation avec les autres droits,

-Les liens entre la citoyenneté, la liberté, la justice  et les droits de l’Homme,

-La question de la religion et les droits de l’Homme, « L’alphabétisatisation religieuse » pour le dépassement de la problématique du mariage des mineurs comme exemple,

-Le langage et la langue relatifs  à la formation en droits de l’Homme,

-La nécessité de la formation en outre des professionnels, des décideurs,

-La distinction entre l’éducation et la culture des droits de l’Homme,

-La formation et l’éducation en DH font-elles  partie du militantisme ou y’a-t-il la nécessité semble-t-il de la séparation  dans le domaine des DH entre l’éducation  ou la formation et le militantisme,

-La question de la dignité et son lien avec les DH,

-La place de lutte contre l’intégrisme et la formation en droits de l’Homme,

-La délimitation et la définition des DH notamment le droit au développement,

-La formation et la promotion de la culture des DH au Maroc entre la volonté nationale et la pression internationale,

-La question de l’évaluation de l’éducation et  de la formation en droits de l’Homme assurées par le Ministère de l’Education Nationale ,d’autres départements Ministériels, organisations de la société civile  et autres ,

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